L'avenir énergétique de l'Afrique de l'Ouest à l'honneur alors que le MSGBC 2026 prépare le terrain pour cinq dossiers nationaux
Le salon et la conférence MSGBC Oil, Gas & Power 2026 mettront en lumière la prochaine phase de croissance énergétique de l'Afrique de l'Ouest à travers une série de sessions thématiques consacrées à la Mauritanie, au Sénégal, à la Gambie, à la Guinée-Bissau et à la Guinée-Conakry. Se déroulant du 1er au 3 décembre 2026 à Dakar, au Sénégal, cet événement réunira des gouvernements régionaux, des opérateurs, des investisseurs et des développeurs d’infrastructures afin d’examiner les projets, les politiques et les partenariats qui façonnent le paysage en pleine évolution du secteur pétrolier, gazier et énergétique du bassin MSGBC.
La session consacrée à la Mauritanie, intitulée « Deepwater Gas & Green Energy Expansion » (Développement du gaz en eaux profondes et des énergies vertes), se penchera sur les ambitions du pays en matière d’exportation de GNL, sa stratégie concernant l’hydrogène et les nouvelles perspectives d’exploration offshore. La Mauritanie dispose actuellement de ressources gazières estimées à 142 000 milliards de pieds cubes (tcf), soutenues par des projets tels que le développement du GNL « Greater Tortue Ahmeyim » (GTA) mené par bp et Kosmos Energy, ainsi que le gisement de gaz de BirAllah, estimé à plus de 50 tcf. La phase 1 du projet GTA vise une production de 2,5 millions de tonnes de GNL par an, tandis que le pays développe simultanément un réseau de gazoducs pour l'hydrogène vert d'une valeur de plus de 8 milliards de dollars, incluant le projet Aman de 30 GW. La session devrait examiner comment la Mauritanie concilie la monétisation des hydrocarbures avec ses ambitions à long terme en matière d'énergies renouvelables, tout en renforçant le contenu local et les infrastructures d'exportation.
Sous le thème « De la première production de pétrole au leader de l'exportation de GNL », la session consacrée au Sénégal examinera la transformation du pays en producteur régional d'hydrocarbures. Depuis la première production de pétrole sur le gisement de Sangomar de Woodside Energy en 2024, le Sénégal a accéléré la croissance de sa production offshore, Sangomar ayant exporté à lui seul 3,8 millions de barils rien qu'en janvier 2026. Parallèlement, la compagnie pétrolière nationale Petrosen fait avancer le projet gazier Yakaar-Teranga, dont les réserves sont estimées à 25 tcf de gaz et qui nécessite un investissement de 7,5 milliards de dollars. Les discussions devraient porter sur la feuille de route du Sénégal en matière de conversion du gaz en électricité, les réformes relatives au contenu local, la future stratégie d’octroi de licences et les projets d’intégration du gaz offshore dans la production d’électricité.
La session consacrée à la Gambie, intitulée « Pôle aval, stockage et infrastructures », analysera la stratégie du pays visant à se positionner comme un centre régional de services logistiques et énergétiques. Soutenu par la Banque africaine de développement, le pays vise un taux d’électrification de 90 %, dont 50 % en milieu rural, tandis que les blocs offshore A2 et A5 recèleraient jusqu’à 1,2 milliard de barils de réserves pétrolières. Les discussions devraient porter sur la manière dont les investissements en aval, les installations de stockage et les infrastructures intermédiaires peuvent renforcer le rôle énergétique régional du pays.
La session consacrée à la Guinée-Bissau, intitulée « Exploration de frontiers et partenariats stratégiques », devrait se concentrer sur les opportunités offshore. Le pays a récemment connu un regain d'activité dans le domaine de l'exploration grâce au puits Atum-1X exploité par Apus Energy, la première campagne d'exploration offshore depuis près de deux décennies, visant des réserves estimées à 314 millions de barils près du champ de Sangomar au Sénégal. L'arrivée récente de Chevron sur le territoire de la Guinée-Bissau a encore renforcé l'intérêt des investisseurs pour la frontière sud du bassin, encore peu explorée.
Par ailleurs, la session consacrée à la Guinée-Conakry, intitulée « Du gaz à l'électricité et croissance industrielle », examinera comment le pays tire parti du secteur énergétique pour soutenir l'expansion minière. La Guinée-Conakry prépare actuellement un appel d'offres portant sur 22 blocs, visant à attirer des investissements en amont tout en développant simultanément d'importantes infrastructures de conversion du gaz en électricité. Parmi les projets phares figure le terminal de 300 millions de dollars prévu par le West Africa LNG Group au port de Kamsar, associé à un projet de centrale à gaz de 1 900 MW destiné à alimenter le secteur minier et à renforcer la sécurité énergétique industrielle.
« Les sessions National Spotlight reflètent la diversité des opportunités qui se dessinent dans le bassin MSGBC, qu’il s’agisse des exportations de GNL, de l’exploration offshore, de l’intégration du gaz dans la production d’électricité, de l’extension des infrastructures ou du développement des énergies vertes », a déclaré Sandra Jeque, vice-présidente chargée des capitaux énergétiques et de l’électricité. « Le MSGBC 2026 offrira aux investisseurs une plateforme leur permettant de se rallier aux projets qui façonneront la prochaine décennie de croissance énergétique dans la région. »
Découvrez les opportunités, nouez des partenariats et restez à la pointe du secteur pétrolier, gazier et énergétique de la région MSGBC. Rendez-vous sur www.msgbcoilgaspower.com pour réserver votre place à la conférence MSGBC Oil, Gas & Power 2026. Pour devenir sponsor ou participer en tant que délégué, veuillez contacter sales@energycaptialpower.com.

